En France, le secteur des casinos en ligne n’est pas régulé par l’État, contrairement à d’autres pays d’Europe comme l’Italie ou la Grande-Bretagne. En 2010, lors de la création de l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne), qui est un organisme chargé de mettre en œuvre des moyens d’information, de régulation et de contrôle pour protéger les joueurs en ligne et lutter contre l’addiction aux jeux d’argent, le gouvernement français a décidé de réguler les marchés du poker, des paris hippiques et des paris sportifs en ligne, en laissant de côté celui des casinos en ligne.

Le secteur des casinos en ligne français est donc un marché gris où aucune législation n’est mise en œuvre par les pouvoirs publics alors que de nombreux français s’adonnent aux jeux de casino gratuit et payant sur internet. Il y aurait en effet près de 2 millions de joueurs français qui se rendraient régulièrement sur des casinos en ligne depuis leur pays pour jouer à des jeux de machines à sous, de blackjack ou de baccara.

De ce fait, de nombreux casinos virtuels véreux proposent leurs services aux joueurs français qui se voient dans l’impossibilité de faire valoir leurs droits en cas de problème de paiement de la part du casino. En cas d’escroquerie, les poursuites mises en place par l’ARJEL sont en effet très lentes et s’avèrent souvent peu efficaces, laissant ainsi les casinos véreux libres de poursuivre leurs activités illégales. Les joueurs français ne sont donc pas protégés contre ces arnaques en ligne en raison du manque de législation en vigueur.

Cette situation représente également un manque à gagner pour l’État français qui ne récolte aucun impôt sur les revenus générés par les casinos en ligne opérant dans l’Hexagone. Le chiffre d’affaires réalisé par les casinos virtuels auprès des joueurs français serait pourtant estimé à 357 millions d’euros.